Le diabète gestationnel, une réalité à connaître
Le diabète gestationnel touche 3 % à 20 % des femmes enceintes. Il se développe généralement entre la 24e et la 28e semaine d'aménorrhée. Durant cette période, les hormones placentaires entraînent une insulino-résistance, ce qui signifie que l'insuline maternelle est moins efficace pour réguler la glycémie.
Le diabète gestationnel (diabète de grossesse) est une augmentation du taux de sucre dans le sang qui apparaît lors de la grossesse et disparaît après l'accouchement. Ceci survient lorsque le placenta produit des hormones bloquant l'action de l'insuline. Généralement sans symptôme, il est dépisté au deuxième trimestre
C'est en fait une augmentation de la glycémie qui apparaît pendant la grossesse et disparaît après l'accouchement. Il a un impact sur la santé de la mère et de l’enfant.
Il s'agit d'un trouble de la tolérance au sucre avec augmentation de la glycémie (quantité de sucre dans le sang) plus ou moins importante. Il est diagnostiqué pour la première fois au cours de la grossesse. Cette anomalie de la tolérance au sucre est transitoire : elle apparaît pendant la grossesse et disparaît après l'accouchement.
Ce type de diabète est à différencier de celui préexistant à la grossesse, dit diabète prégestationnel :
• diabète de type 1 ou de type 2, connus avant le début de la grossesse. Dans ce cas, il s'agit d'une grossesse survenant chez une femme diabétique ;
• diabète de type 2 découvert au cours de la grossesse alors qu’il était jusque-là méconnu. Dans ce cas, il persiste après l'accouchement.
La Maison pour laquelle le diabète gestationnel apparaît pendant la grossesse , est que Pendant cette période, la régulation de la glycémie de la femme enceinte évolue.
Pendant la 1ère moitié de la grossesse, le taux de sécrétion d’insuline et la sensibilité à cette hormone augmentent. Ces réactions entraînent souvent des baisses de la glycémie (taux de glucose dans le sang) appelées hypoglycémies, surtout la nuit et au réveil.
Au cours de la 2ème moitié de la grossesse, la tolérance au glucose diminue. L’augmentation des hormones féminines sécrétées par le placenta conduit à une résistance de l’organisme à l’action de l’insuline. Pour compenser, le pancréas sécrète alors davantage d'insuline.
Chez certaines femmes, le pancréas peut être déficient ; il ne parvient pas à sécréter assez d’insuline pour maintenir une glycémie normale, entraînant à certains moments une hyperglycémie, puis un diabète de grossesse. La glycémie augmente d’abord après les repas (hyperglycémie postprandiale), puis elle augmente même à jeun.
Le glucose, présent en excès dans le sang maternel, traverse le placenta et passe chez le fœtus, accélérant sa croissance pondérale (le fœtus grossit trop vite par rapport à son âge).
Les facteurs de risque du diabète de grossesse sont nombreux. Plusieurs facteurs augmentent le risque de développer un diabète gestationnel.
Le mode de vie : un impact sur le diabète de grossesse
Les facteurs de risque sont :
le surpoids et l’obésité des femmes débutant une grossesse. Un surpoids de la future mère (indice de masse corporelle ou IMC supérieur à 25 kg/m2 ou une obésité (IMC supérieur à 30 kg/m2) sont d'importants facteurs de risque. Le surpoids est souvent accompagné d'un manque d'activité physique et d'une augmentation de la sédentarité, qui aggravent la prise de poids ;
le recul de l'âge de début de grossesse : le risque de diabète gestationnel augmente lorsque la femme enceinte a plus de 35 ans.
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Des antécédents de diabète
Une femme enceinte a plus de risques de développer un diabète au cours de sa grossesse si :
l'un de ses parents de premier degré (c’est-à-dire père, mère, frères, sœurs) a un diabète de type 2 ;
elle a déjà eu un diabète gestationnel au cours d’une précédente grossesse. Le risque de récidive varie de 30 à 84 % selon les études.
Des antécédents obstétricaux et gynécologiques
Le risque de diabète de grossesse est augmenté si :
la femme enceinte a accouché dans le passé d’un « gros » bébé (poids supérieur au 90ème percentile de la courbe de croissance de référence, soit supérieur à 4 000 g pour un bébé né à terme) ;
elle souffre d'un syndrome des ovaires polykystiques.
Quelle sont les conséquences du diabète de grossesse ?
Le diabète gestationnel peut avoir des conséquences chez la mère, mais aussi chez l’enfant.
Conséquences du diabète gestationnel chez la femme enceinte
La survenue d'une hypertension artérielle gravidique et de pré-éclampsie est plus fréquente chez la femme ayant un diabète gestationnel, surtout en cas de surcharge pondérale. Une surveillance médicale accentuée est alors indispensable, car le risque de complications pour la mère et pour l'enfant s’accroît et peut se traduire par un décollement du placenta, un accouchement prématuré, un retard de croissance du fœtus, etc.
Pour la mère, le diabète de grossesse est aussi associé à :
un risque accru de césarienne, surtout si la femme enceinte présente un surpoids ou une obésité ;
une anxiété, suite à l’annonce du diagnostic de diabète gestationnel ;
une récidive du diabète lors d’une prochaine grossesse.
Conséquences du diabète gestationnel chez le bébé
Un gros bébé à la naissance
L’augmentation prolongée de la glycémie chez la femme enceinte présentant un diabète a un impact sur le poids du bébé. C’est la macrosomie fœtale, définie pour la population française, par un poids de naissance supérieur à 4 kg pour un bébé né à terme.
Un poids très élevé du nouveau-né entraîne souvent un accouchement difficile, avec nécessité d’avoir recours à des techniques instrumentales. L’extraction instrumentale (à l’aide de forceps, de spatules ou de ventouses) est réalisée sous anesthésie locale, péridurale ou générale. Une césarienne est parfois incontournable.
Des hypoglycémies du nouveau-né à corriger
Le diabète gestationnel peut aussi avoir pour conséquence une hypoglycémie (glycémie trop basse) chez le bébé à la naissance. En effet, lorsqu’il est dans le ventre de sa maman présentant un diabète de grossesse, le fœtus est soumis à un apport important de sucre. Après sa naissance, n’ayant plus cet apport d’origine maternelle, le bébé, encore incapable de réguler son taux de sucre dans le sang, présente souvent une chute de la glycémie.
Pendant les premiers jours du nouveau-né, des prélèvements d’une goutte de sang sur une bandelette sont réalisés pour doser sa glycémie. Ces dosages permettent de s’assurer que celle-ci ne baisse pas de façon anormale. Ces anomalies peuvent être corrigées par une alimentation du bébé précoce et rapprochée.
Certains facteurs prédisposent à son développement, à savoir :
- Un âge maternel de 35 ans ou plus.
- Un surpoids ou une obésité (IMC supérieur à 30).
- Des antécédents familiaux de diabète de type 2 (parents, frères, sœurs).
- Un historique de diabète gestationnel ou la naissance antérieure d'un bébé pesant plus de 4 kg.
Le Dépistage
Le diagnostic est posé à l'aide d'un test de tolérance au glucose. Cela implique une prise de sang à jeun, suivie de la consommation d'une solution sucrée, avec de nouvelles mesures de la glycémie 1 heure et 2 heures plus tard.
Pour les femmes présentant des facteurs de risque élevés, un dépistage précoce peut être prescrit dès le premier trimestre.
Risques et conséquences
S'il est non diagnostiqué ou mal contrôlé, il peut comporter des risques et conséquences désastreuses sur la santé et entraîner des complications.
Pour le bébé : Un excès de glucose traverse le placenta, provoquant une macrosomie (croissance excessive du fœtus avec un poids de naissance supérieur à 4 kg). Cela peut compliquer l'accouchement. À la naissance, le nouveau-né est également exposé à un risque d'hypoglycémie et de détresse respiratoire.
Pour la mère : Il augmente le risque de prééclampsie (hypertension artérielle spécifique à la grossesse) et de césarienne. À long terme, les femmes ayant eu un diabète gestationnel ont un risque accru de développer un diabète de type 2 plus tard dans leur vie.
La prise en charge repose principalement sur des modifications du mode de vie :Surveillance : Un auto-contrôle glycémique régulier à l'aide d'un lecteur de glycémie.
IL est indiqué d'adopter un régime alimentaire équilibré avec des glucides à faible indice glycémique.
Une activité physique douce et régulière, telle que la marche, pour aider à contrôler le taux de sucre.
Il est conseillé d'adopter une Médication afaptée. Si les changements alimentaires ne suffisent pas, des injections d'insuline peuvent être prescrites.
Cassien Tribunal Aungane, Editeur

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